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XVIIIème Congrès de l’AIFREF

Nous avons le plaisir de vous informer que le prochain Congrès de l’AIFREF, le dix-huitième, aura lieu en Martinique.

Son thème : Éducation et résilience

Ses coprésidents :

– Charles Celenice
– Odile Marcelin François Haugrin
– Corinne Mence-Caster
– Aimé-Charles Nicolas

Son adresse : Hôtel La Batelière
20, rue des Alizés
97233 – Schoelcher
Martinique

Ses dates : du mercredi 15 mai au vendredi 17 mai 2019.

Pourquoi participer au Congrès de l’AIFREF en Martinique ?

  • D’abord pour son contenu directement centré sur deux concepts fondamentaux du développement humain : l’éducation et la résilience.

Le thème retenu pour le Congrès de l’AIFREF en Martinique s’inscrit plus que jamais dans une continuité entre les traditions et les innovations à envisager pour assurer l’avenir.

L’éducation s’inscrit dans l’histoire, dans les temps événementiels qui marquent les lieux où elle se dispense. Elle est tout autant spécifique selon les niveaux écosystémiques auxquels elle s’exerce : elle touche à la fois des microcosmes institutionnels et divers réseaux élargis. Elle apparaît donc comme un chantier complexe, dans lequel se croisent de nombreux projets éducatifs et diverses valeurs prioritaires. Ces dernières sont reliées à la conception de l’homme, de ses finalités, de ses buts, de ses objectifs et de ses décisions. De nombreuses recherches montrent qu’une crise durable tend à déstabiliser nos univers sociaux et éducatifs. Puis, une telle crise provoque la course vers des réformes scolaires dont les résultats ne s’avèrent aucunement probants. Les constats d’échecs scolaires et d’inégalités sociales persistent encore et encore. Les parents, enseignants et professionnels socio-médico-éducatifs se déclarent de plus en plus désarmés. Des enfants et adolescents semblent aussi déboussolés. Le doute et l’incertitude semblent avoir envahi toutes les couches de la société. Dès lors, il n’est pas surprenant de voir nombre de personnes se mettre en état d’alerte, pour soulever des questions, appeler à des luttes d’émancipation et donner une orientation spécifique à la société du futur, en misant sur une variété d’expériences positives, humanistes et démocratiques. Par ailleurs, des réalités historiques et récentes qui se sont avérées peu réjouissantes appellent une synergie fructueuse pour le développement des enfants et des adultes et pour relancer l’espoir collectif dans la quête d’une meilleure qualité de vie. La réussite d’un projet éducatif requiert la mise en place de dispositifs pertinents pour structurer des rôles-clés, anticiper des risques, renforcer les capacités des systèmes éducatifs et sauver des vies, tout en favorisant une évolution positive des comportements.

Dans ces conditions, l’éducation devient un facteur de protection, de promotion de la personne et de cohésion sociale, enclenchant de la sorte de véritables processus de développement, voire de résilience face aux adversités qui jalonnent tout parcours de vie.

Notre existence est effectivement remplie d’épreuves, d’obstacles, voire de traumatismes. Telle est la condition humaine. Pourtant, après chaque adversité, il nous faut reprendre notre développement (c’est de la résistance) ou un nouveau développement (c’est de la résilience). Ce processus – de résistance, de résilience – s’avère possible pourvu que nous trouvions dans notre entourage des tuteurs de développement ou de résilience. La famille, l’école, les institutions à caractère social, médical, culturel, artistique, sportif… peuvent constituer des instances éducatives qui, privilégiant l’attachement, la stimulation, la considération…, permettent aux blessés de la vie de s’en sortir. La résilience peut être individuelle et/ou communautaire. Dans tous les cas, il s’agit de créer un environnement « tutorant » pour éviter la « désilience », c’est-à-dire le renoncement à toute perspective de développement psychosocial positif (délinquance, drogue, suicide…). Education et résilience conduisent à l’émancipation de l’être humain. Ce sont les processus de changement mis en œuvre que le Congrès de l’AIFREF en Martinique désire étudier, approfondir et stimuler.

Présentation des sous-thèmes

Les Caraïbes présentent certaines problématiques, voire certains traumatismes qui, bien que rencontrés dans d’autres contrées, leur sont spécifiques ou se manifestent avec une acuité particulière. C’est le cas notamment des traces laissées par l’esclavage et le colonialisme. Le Congrès « Education et Résilience » est l’occasion d’un enrichissement de tous grâce aux recherches, réflexions et actions innovantes en éducation qui seront proposées dans le but de permettre aux populations blessées de s’en sortir.

Les sous-thèmes suivants s’inscrivent dans le lien qui unit l’éducation et la résilience.

Résilience et Société

Etant donné les caractéristiques culturelles et sociétales des Caraïbes, des recherches et actions mériteraient d’être proposées, relativement aux sous-thèmes suivants :

  • la transition écologique ; l’attachement à la terre ;
  • la justice, la vérité et la réconciliation historique (esclavage, colonialisme) ;
  • le sens de l’empowerment dans les Caraïbes et ailleurs ;
  • l’inclusion numérique ;
  • la mobilisation de la jeunesse dans des activités émancipatrices ;
  • les Cités de l’éducation ;

Résilience et Famille

Les problématiques familiales étant particulièrement vives aux Caraïbes, il importerait d’envisager les sous-thèmes suivants qui contribuent à la qualité de vie de la famille :

  • les facteurs de risque et de protection au sein de la famille ;
  • la transmission des traumatismes ;
  • la protection maternelle et infantile (sur les plans éducatif, médical, social, économique…) ;
  • la prévention de la délinquance, de la radicalisation… (petite enfance, enfance, pré-adolescence, adolescence) ;
  • l’inclusion sociale des familles vulnérables ;

Résilience et Ecole

La problématique de l’échec et du décrochage scolaires engendre de nombreux fracas sur les plans de l’identité des personnes et de leur adaptation sociales. Ici encore, les problèmes se révèlent aigus aux Caraïbes. Les sous-thèmes suivants sont à envisager :

  • l’accrochage et le réaccrochage scolaires ;
  • la lutte contre l’illettrisme ;
  • la co-éducation école-famille-communauté ;
  • l’école comme lieu de solidarité ;
  • l’école comme tuteur de résilience ;

 

  • Ensuite, pour la beauté de la Martinique !

La Martinique est magnifique ; nos amis (en collaboration avec l’Université des Antilles) se préparent activement ; ils vont nous permettre d’admirer les splendeurs des Caraïbes. Le Congrès sera ouvert à l’Hôtel La Batelière, dans un cadre magnifique au bord de la mer. Des activités culturelles sont prévues à travers la Martinique et seront exposées en marge du programme. Le Congrès aura lieu au mois de mai, un joli mois !